Pour se lancer dans une aventure telle que la traversée en Solidaires, la condition physique est prépondérante. Dans cette optique, les pompiers de l'extrême s'entraînent plusieurs heures par jour. Une séance de douze heures non stop aura lieu dans les prochains jours. Elle sera suivie, en avril, d'un 24h sans arrêt.  Une épreuve physique au profit des Pupilles | | La traversée de la mer Méditerranée de la Corse au continent à la nage constitue une véritable épreuve physique. Cette aventure, au delà de son aspect caritatif, met en avant le travail difficile des sapeurs-pompiers, qu'ils soient volontaires ou professionnels. Durant l'année 2006, quinze sapeurs-pompiers perdaient la vie en service commandé, laissant derrière eux dix-huit enfants orphelins. En 2005, 24 sapeurs-pompiers laissaient 37 orphelins. On comprendra, à travers ces tristes chiffres, tout l'intérêt de l'Oeuvre des Pupilles des sapeurs-pompiers, qui survient aux besoins des jeunes qui se retrouvent brutalement sans père ou mère. |
| Au regard de ce constat, l'association LES POMPIERS DE L'EXTREME reversera l'intégralité des bénéfices accumulés durant l'opération à cette grande oeuvre, d'ailleurs reconnue d'utilité publique et, faut-il le souligner, qui a été créée dans le département de l'Oise par le Commandant Guesnet.
La remise du chèque est prévu en présence des adhérents de l'association des pompiers de l'extrême au président de l'oeuvre des pupilles, d'ici la fin de l'année. |
| |  Mardi 25 mars 2008: Douze heures de nage |  | Mardi 25 mars, les Pompiers de l'extrême se sont mis à l'eau pour un entraînement non-stop de douze heures, afin "de se mettre en jambes", comme ils disent. Cet "entraînement" d'environ 70 kilomètres s'est déroulé à la base nautique de St-Leu d'Esserent, de 8h à 20h.
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|  Vendredi 25 Avril 2008: 24h de nage | L'entraînement a débuté vendredi 25 avril à 8h. Les nageurs se relaient et attendent avec une grande impatience que le soleil pointe le petit bout de son nez. Toutefois, la motivation est au rendez-vous.
Vendredi 25 avril, la base nautique de St-Leu d'Esserent prêtera son cadre à un entraînement très particulier orchestré par les Pompiers de l'extrême. En effet, de 8h le vendredi matin à 8h le samedi, trois nageurs se succéderont durant 24h. Un entraînement en conditions réelles, destiné à se préparer au mieux pour la Traversée en Solidaires, qui approche à grands pas. Les amis de l'association, mais également le grand public, sont invités à soutenir les Pompiers de l'extrême pour cet entraînement en terre isarienne.
La Corse à l'honneur
Premières photos de nos amis corses sur ce site. Jean-Luc Casini, dit "Gucci" dans sa superbe combinaison camouflée et Christophe Lafont se préparent activement dans une eau à 13°. Dans quelques jours, il se rendront dans l'Oise pour un entraînement de 24 heures... Dans une eau à 6°. La différence risque d'être rude.
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|  Samedi 26 avril 2008: Une journée chez Decathlon à St-Maximin | | Samedi 26 avril, de 10h à 18h, les Pompiers de l'extrême iront à la rencontre du grand public dans le cadre d'une grande journée de présentation. Cette manifestation aura lieu samedi 26 avril, à l'entrée du magasin Decathlon de St-Maximin, près de Creil. Des baptêmes de plongée seront proposés. Il sera même possible de se faire photographier et de repartir avec son clichés. Bien entendu, les Pompiers de l'extrême présenteront l'association, ses membres, son action. Un grand moment qui servira aussi à soutenir financièrement le défi 2008, Une Traversée en Solidaires. Rendez-vous samedi à St-Maximin. |  |
|  Lundi 26 mai 2008: Bien arrivés en Corse | Les membres de l'association sont bien en Corse. Les bagages à peine posés, c'est vers... les studios de France 3 Corse qu'ils se sont dirigés. Aujourd'hui, à 12h05, la chaîne de télévision diffusera un reportage sur cette traversée de l'extrême. A ne pas manquer, pou à revoir sur le site internet de la chaîne.
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|  Une traversée houleuse |
Le projet fou de traverser la méditerranée à la nage sous forme de relais est maintenant réalité. Notre départ de Calvi fut le seul du port de l'île rousse alors qu'un bulletin météo spécial conseillait à tous les navires et embarcations de faire retour. Le premier relais de deux heures effectué par Christophe Laffont s'effectua dans une mer calme où la tempête tardait à faire son apparition. Mais lorsque Jean-Luc Casini se mit à l'eau, " la machine à laver " débutait sans pour autant nous empêcher d'avancer. Ce relais marqua les visages et l'inquiétude de nos amis Corses laissait planer l'idée de stopper pour repousser le départ. Une situation que je ne pouvais accepter au vus de nos engagements et comme je le dis si bien :
" Je préfère constater par moi-même "
A cet instant, je me jetais à l'eau avec mon compagnon et ami de confiance, Léonce Essouala, pour finalement réaliser dans une mer déchaînée un relais de deux heures des plus concluant. Cependant, le skippeur du catamaran qui, comme le veut la tradition, est seul maître à bord, me consulta pour me recommander de rester sur le bateau durant la nuit et d'avancer pour sortir de la tempête. J'acceptais avec un sentiment intérieur de colère où les craintes palpables de nos amis de la mer me laissaient stupéfaites.
Ce n'est que vers 4 heures du matin et après une nuit passée sous une pluie battante et dans le chaos des mouvements du bateau, que nous nous remettions à l'eau dans des conditions similaires avec la présence grandissante des incertitudes de la veille. Je pris alors mon rôle de responsable avec l'autorité que l'on me reconnaît pour finalement me jeter à l'eau le premier et prouver ainsi que tout est possible et surmontable. L'action du geste à la parole me valut la considération de nos amis qui, à partir de cet instant, prirent leurs relais sans rechigner avec cependant le sentiment d'avoir à faire à une équipe isarienne non consciente des réels dangers de la mer( ce qui n'était pas forcement faux….)
Néanmoins, dans un désir de transparence et pour être conforme à notre volonté d'effectuer la distance de 182 Kilomètres, je décidais en accord avec le skippeur et mon ami Jean-Luc Casini de virer de bord direction l'Italie. Seul problème, les vagues que nous avions de faces passèrent transversales ce qui rendait la nage plus délicate. Mais bref, cela n'est rien au vus de notre quête : " Nager pour nos orphelins et leurs parents disparus"
Les relais sont exécutés normalement. Toutefois, il nous est arrivé de voir l'un de nos relais perdre de la distance, ce qui est un comble lorsque nous voulons avancer, mais cela traduit l'effort que nous avions fourni pour arriver jusqu'ici.
Les 24 heures sont achevées et un premier bilan s'impose :
- nous sommes en retard sur le plan de route et les conditions météorologiques ne s'améliorent pas
- l'importante présence depuis le début de l'aventure de méduses compliquait la situation et le risque d'accident
La nuit se déroula comme prévue, agitée, fatigante et très longue car les phases de repos furent réduites de moitié, comme la nage, pour améliorer la sécurité. Seul problème, notre système d'éclairage filaire attirait bon nombre d'espèces marines connues et inconnues, ce qui je peux vous l'assurer entraîne une forte montée d'adrénaline au croisement d'espèces, même les plus petites.
Au deuxième jour, nous allions enfin pouvoir avancer convenablement tout en sachant que la traversée en trente heures est désormais perdue. C'est alors qu'un nouveau problème apparaît, la vitesse de nage de certains de nos relais restaient en deçà de nos espérances. Nous décidions donc de forcer l'allure ce qui concorderait d'avantage aux conditions de préparations de ces derniers mois pour ce qui nous concernait. Je savais pertinemment que nous pouvions réaliser des relais rapides en essayant de rester discret dans l'exécution pour ne pas trop brusquer les sensibilités personnelles de chacun. Nous nagions alors 2 à 3 fois plus vite que les relais initiaux ce qui à la longue finissait par se voir et instaurer au final un respect dans la reconnaissance de nos compétences.
La ligne d'arrivée se rapprochait malgré quelques petites frayeurs et plaisirs rencontrées durant cette traversée comme la présence d'un band de requin, les brûlures de méduses, les poissons lunes et le souvenir inoubliable de nager avec les dauphins. L'accueil était à la hauteur de l'exploit réalisé avec la présence de nombreux navires de sécurité et une vingtaine de nageurs civils venu finir les derniers kilomètres à la nage, signe gratifiant et plein de reconnaissance, qui effaçait la fatigue accumulée. Mettre pieds à terre en présence des différentes autorités de la région et de l'Oise, des sapeurs pompiers et amis de cagnes sur mer et de notre région, laissait échapper quelques larmes, quelques empoignades remplies d'affection et surtout la conclusion d'une idée transformée en combat, notre combat :
Faire connaître et reconnaître la dangerosité de notre profession. L'aventure est désormais achevée, place au niveau défi : traverser le désert marocain
Par cette lettre, je tiens tout particulièrement à remercier les autorités, les hommes qui ont joint le geste à la parole en nous offrant leur soutien, ce qui pour moi tant à disparaître et cela est bien dommage.
Encore un grand merci et sachez que nos orphelins peuvent dorénavant compter sur vous, que vous ne les oublierez pas et que je ne vous oublierais pas.
Vous avez dés à présent gagné mon soutien et mon respect, à bientôt, Ludovic Ruaux, Président de l'association " les pompiers de L'extrême "
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